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En savoir plus sur l’alcool

Effets et dangers de l’alcool

L’alcool est un dépresseur du système nerveux central.

Lors d’une intoxication aiguë, l’alcool peut provoquer, selon les quantités consommées, la désinhibition (faire tomber toute retenue), l’euphorie , la diminution de l’attention, de la concentration, la confusion mentale, la désorientation, l’altération du jugement, de la perception des couleurs, des formes, des mouvements et des dimensions, des éclats émotionnels, l’agressivité et un comportement violent, des troubles digestifs (nausées, vomissements), une incoordination des mouvements, l’incontinence urinaire, etc.

Lors d’une intoxication aiguë très grave, l’alcool peut provoquer l’hypothermie (baisse de la température corporelle), l’anesthésie, l’inconscience, l’absence de réflexes, la dépression respiratoire marquée, le coma et la mort.

Les effets de l’alcool sur l’organisme sont proportionnels à l’alcoolémie, c’est-à-dire au taux d’alcool dans le sang.

Dans le cerveau, l’alcool se lie à de nombreux récepteurs biologiques comme les récepteurs à glutamate, GABA, sérotonine, nicotine. Il perturbe également les fonctions des neurones en altérant la structure de leurs membranes.

Enfin, l’alcool augmente la libération de dopamine dans le système hédonique (relié à la sensation de plaisir).

Les risques sociaux

  • diminution de la vigilance, souvent responsable d’accidents de la circulation et d’accidents du travail
  • pertes de contrôle de soi qui peuvent conduire à des comportements de violence et à des passages à l’acte : agressions sexuelles, suicide, homicide
  • exposition à des agressions en raison d’une attitude parfois provocatrice ou du fait que la personne en état d’ébriété n’est plus capable de se défendre

Les risques pour la santé

À plus long terme, l’alcool affecte les principaux organes vitaux. Le consommateur régulier abusif risque de développer de nombreuses pathologies :

  • maladies du système nerveux, troubles psychiques (anxiété, dépression, suicide, violence, hallucinations)
  • troubles gastro-intestinaux, maladies du foie (cirrhose) et du pancréas (pancréatite)
  • troubles cardiovasculaires (cardiomyopathies)
  • troubles sanguins (hémorragies, anémies)
  • troubles métaboliques (perturbations du taux de sucre dans le sang ; augmentation de l’acide urique dans le sang entraînant la goutte)
  • troubles hormonaux (diminution de la libido, impuissance, infertilité, irrégularités menstruelles)
  • diminution de la résistance aux infections et augmentation des risques de développer des cancers (notamment les cancers de la bouche, de la langue, de l’oesophage, de l’estomac et du foie)

LA DÉPENDANCE, ÇA COMMENCE QUAND ?

Brutale ou progressive selon les produits, la dépendance s’installe quand on ne peut plus se passer de consommer une ou plusieurs substances, sans éprouver de souffrances physiques ou psychologiques.

La vie quotidienne tourne largement ou exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit : on est alors dépendant.

Il existe deux types de dépendance : la dépendance physique et la dépendance psychologique. Elles peuvent être associées ou non. La dépendance se caractérise d’abord par des symptômes généraux :

  • l’impossibilité de résister au besoin de consommer
  • l’accroissement de la tension interne, de l’anxiété avant la consommation habituelle
  • le soulagement ressenti lors de la consommation
  • le sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation

Source : Drogues : Savoir plus, risquer moins, Centre québécois de lutte aux dépendances